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6. Et quand il faut « y retourner », comment cela se passe-t-il ?

Dernière mise à jour : 6 nov. 2023

6e article du dossier "comprendre les mécanismes du stress chronique, pour mieux le prévenir et agir"



Quand retourner au travail ?

Standardiser une période d’arrêt de travail serait incongru.

Le besoin de chacun est différent. Cette pause peut être (doit être) l’occasion de prendre du temps pour réfléchir à ses aspirations et d’envisager une reconversion ou un changement d’organisation.




En cas de reprise, pour préparer le retour d’une personne à l’emploi, une visite de pré-reprise (voire plusieurs) est organisée avec le médecin du travail. Cette visite a pour but d’accompagner la réinsertion socio-professionnelle.

Elle est obligatoire pour les salariés en arrêt depuis plus de trois mois.

À l’issue de celle-ci, le médecin du travail peut notamment recommander des adaptations du poste de travail et/ou des formations pour faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle. Suivant les cas un reclassement professionnel peut être indiqué dès lors que la personne n'est plus en mesure d'occuper son dernier poste de travail.


Malgré cela, selon une statistique belge une personne sur 4 rechuterait.


Un workaholic qui repart au travail a tous les risques de retomber dans les mêmes travers (voire pire…) et dans la « marmite » du burn-out si les conditions n’ont pas changé.

Vous souvenez vous de nos trois dimensions (individuelle/ organisationnelle/ collective) exposées dans nos articles précédents ?

Si Thomas n’a pas appris à dire « Non » (dimension individuelle), que l'entreprise dans laquelle il travaille n’a pas évolué, que les facteurs de risque organisationnels n'ont pas été adressés (dimension organisationnelle), que le groupe social n'a pas évolué dans sa représentation du travail (dimension collective) alors les conditions ne sont pas réunies pour un retour au travail.


Les principales erreurs à éviter selon le Dr François Baumann (« L’après burn-out. Comment éviter les pièges de la rechute ? ») sont les suivantes :


· Retravailler trop tôt. Se sentant mieux sous l’effet des traitements et du repos, certains patients insistent pour retravailler avant la fin de leur arrêt maladie, dit-il. Or il faut respecter le temps de « cicatrisation » nécessaire et se fier à l’avis du médecin. L’un des ressorts de la maladie réside en effet dans la difficulté d’appréciation par la personne atteinte du niveau de sa pathologie ;


· Retomber dans le déni ou le retour de « Superman ». Les victimes du burn-out ont naturellement tendance à aimer le travail et à éprouver le besoin de se rendre utile aux autres, en recherchant de façon constante leur reconnaissance et leur respect. Elles se sentent donc facilement obligées de dire oui à tout. Pourquoi ? C’est ce qu’elles doivent chercher à savoir. La période de repos forcé qui suit le burn-out est, entre autres, destinée à approfondir cette réflexion et à l’associer à la prise de décisions adéquates ;


· Sous-estimer l’importance des loisirs. Un premier burn-out fait généralement prendre conscience du danger que représente l’abandon total des activités extra-professionnelles. Mais chassez le naturel, il revient au galop… Même si ce n’est pas dans leur tempérament, les patients doivent donc se forcer à prendre du temps pour eux, à travers des activités sportives et culturelles. Les loisirs sont en effet d’indispensables dérivatifs au surmenage et au stress.


En conclusion n’oublions pas que nous ne sommes pas des surhommes !


Notre environnement digitalisé, et mondialisé a densifié le travail. charge à nous d'adapter nos façons de travailler, de vivre pour préserver notre santé mentale, physique et sociale dans ce nouveau contexte de vie.


Nous avons des faiblesses et des limites, notre corps a les siennes, qui évoluent en fonction des périodes de notre vie et nous seuls pouvons les écouter, le respecter. Chacun individuellement a la responsabilité de se connecter à ses besoins fondamentaux et de d'y répondre, de se préserver et de trouver ce qui nous redonne de l’énergie, ce qui recharge nos batteries avant qu'elles ne soient toralement vides.

Nous pouvons introduire des temps de récupéartion, de repos, des activités qui nous aide à évacuer ou apaiser le stress : des activités physiques ; des techniques psychocorporelles telles que la sophrologie, le QI gong ou le Yoga : elles permettent un recentrage et une véritable écoute du corps et de ses limites ; Nous pouvons faire des petites pauses dans la journée ; veiller à notre alimentation… Qd notre corps parle, nous avons besoin de l'écouter.


Collectivement, au niveau des organisations, dans les entreprises, des démarches structurées d'amélioration des conditions de travail ( QVT ou QVCT ) sont nécessaires pour identifier au plus tôt les situations de travail délétères tant pour la santé des individus que pour la santé de l'entreprise.


L'époque dans laquelle nous vivons nous amène à trouver des nouveaux equilibres de vie, le stress chronique c'est pas une fatalité, en comprenant ses mécanismes, en agissant à la source et dès les 1ers symptômes, nous pouvons inverser la tendance et trouver une vie harmonieuse en bonne santé physique, mentale et sociale.


>> Lire les autres articles du dossier "comprendre les mécanismes du stress chronique, pour mieux le prévenir et agir"




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