top of page
  • Photo du rédacteurAPGS asbl

3. Les signes avant-coureurs du burn-out ou comment inconsciemment devenir son pire ennemi

Dernière mise à jour : 6 nov. 2023

3e article du dossier "comprendre les mécanismes du stress chronique, pour mieux le prévenir et agir"


Le burn-out commence…quand tout va bien.


Vous êtes en début de votre carrière professionnelle tout feu tout flamme ou vous venez d’accepter un nouveau poste « super challenging ».

Vous êtes aux anges !!! Vous déployez toute votre énergie (voire plus) dans votre travail. On vous a promis une prime ou peut-être une promotion rapide ? Wahoo… et vous réussissez : travail valorisant, reconnaissance, possibilités d’évolutions rapides vous y êtes alors c’est quoi le problème ?



Le spectre du burn-out peut trouver tout ce qu'il lui fait pour ses racines à ce moment là... Comme tous les risques psychosociaux, le burn-out est à croisée de 4 dimensions : la dimension organisationnelle, la dimension collective, la dimension conjoncturelle et ... la dimension personnelle. Si le cadre posé par l'employeur et les conditons de travail qu'il propose sont sources de danger pour la santé mentale et sociale du personnel...et que de votre côté, vous ne mettez pas de limites... lentement mais sûrement... le stress chronique vous attend au bout du chemin.


Des responsabilités partagées

Il appartient à l'employeur d'agir sur les facteurs de risque de burnout à la source (cf. notre article) Et... vous avez également votre part de responbilité.

En effet... vous pouvez également être à la source d'une partie du danger qui guette. Si vous êtes très impliqué(e), que vous avez le sens du devoir, que vous êtes de surcroît perfectionniste et que vous êtes dans un environnement lui-même sans frein voire à risque… vous pouvez devenir alors votre pire ennemi sans que ni votre employeur, ni vous ne l'ayez prémédité !


Ainsi à ce moment-là de l’histoire, l'employeur comme vous, êtes encore à des années lumières de l’identification de la problématique en question et c’est bien normal car vous êtes en phase « winner » dans une entreprise performante dans un monde du travail encore balbutiant en matière de santé mentale et sociale au travail. Vous vous mettez, sans vous en rendre compte, en route pour faire un marathon...mais vous êtes parti au rythme d'un sprint.

La spirale infernale s’installe.


Vous avez pris goût àa valorisation, à la reconnaissance jusqu’à en devenir addict. De son côté, l’organisation a pris l’habitude de toujours vous en demander davantage sans rencontrer de refus alors pourquoi ne pas en demander encore plus ?!

Vous compensez les imperfections opérationnelles, vous vous suradaptez au contexte rendu instable, et plus rapide que ce que l'humain peut gérer à long terme, par la digitalisation, la densification du travail et les impacts d'une économie mondialisée. Voilà que les facteurs individuels rencontrent les facteurs organisationnels, collectifs, socétaux et conjoncturels...(voir notre article sur cette thématique) et c'est le début d'une chute annoncée dont vous allez être le triste héro.


C'est bien de la responsabilité de l’entreprise de repérer ses collaborateurs à risque, de sa responsabilité et de son intérêt d’ailleurs. Mais il est également de votre responsabilité aussi de savoir dire « Non ».

Racine n’a-t-il pas dit : « Qui veut voyager loin ménage sa monture » ?

L’intérêt long terme de l’entreprise est de conserver longtemps ses collaborateurs performants et impliqués. Votre intérêt est de vous préserver, de mesurer votre effort dans le temps.


C'est toute la complexité des risques psychosociaux (stress chronique/aigu professionnel, tensions/violences en interne, tensions violences avec les clients/fournisseurs/usagers/administrés) qui transparait dans le burnout : le risque est mutifactoriel. L'employeur a sa reponsabilité mais le collaborateur également.


Alors que faire en amont (prévention primaire),

Comment prévenir plutôt que guérir ?


- Dans l'entreprise : agir sur les facteurs organsiationnels et collectifs : engager une démarche structurée d'amélioration continue des conditions de travail (QVT ou QVCT) intégrant la prévention des risques psychosociaux, axée sur la prévention primaire, c'est à dire l'identification et l'action à la source pour supprimer autant que possible les dangers dans les situations de travail du quotidien.


- A titre individuel : apprendre à se connaître, à poser des limites, à les respecter soi-même et à les faire respecter, à repérer les signes avant-coureurs et à gérer son stress pour dès les premiers signes inverser la tendance


- Au niveau sociétal : apprendre à mettre de nouvelles limites dans un monde qui n'en a plus physiquement du fait de la double évolution : la mondialisation et la digitalisation. Apprendre à regarder les risques et leurs facteurs, nés de la digitalisation de nos activités, de la densification du travail, et de notre vie, qui en découlent.

Le travail à mener est tant au niveau de l'ordre de la santé publique, que de la santé au travail que de l'éducation psychosociale des plus jeunes à l'école et durant leurs études supérieures.


En aval, parce que le danger de stress chronique plane au dessus de nombre de personnes, il convient de connaître et reconnaître les signes d'alerte, les signes de resistance et d'épuisement pour réagir et se protéger au mieux. Nous vous proposons un tableau récapitulatif plus bas.


Enfin, il convient d'accompagner les personnes en phase de réhabiliation, quand elles sont tombées malade en lien avec un stress devenu chronique.


Où trouver du support ?


- Pour les entreprises, l'Institut Luxembourgeois de la Qualité de Vie au Travail - ILQVT, en collaboration avec, suivant les thématiques, l'Institut de Développement Durable (INDR), la Chambre de commerce (CC), la House of Training (HoT), et Infogreen ont mis en place des programmes de formation et de sensibilisation permettant de faire monter en compétences les entreprises et leurs salariés en la matière. Toutes ces organisations sont des structures d'utilité publique sans but lucratif. Les enjeux sont en effet sociétaux.

  • Atelier participatif "la fresque de la QVT" pour découvrir ce qu'est la QVT et comment la mettre en place - en partenariat avec Infogreen

  • Formation des référents en matière d'amélioration continue de la qualité de vie et des conditions de travail (QVT) en inter-entreprise et en intra-entreprise

  • Formation des travailleurs désignés à la conduite de démarche de prévention des risques psychosociaux (RPS) - disponible en 2024

  • Ateliers de développement des compétences psychosociales pour tout collaborateur quelque soit son niveau hiérarchique

L'ILQVT accompagne les entreprises dans la mise en place de leur démarche d'amélioration continue de la qualité de vie et des conditions de travail et construit des programmes sur mesure suivant les besoins spécifiques de chaque organisation


- Pour les particuliers qui veulent développer leurs compétences psychosociales peuvent trouver des stages de développement des compétences psychosociales à l'APGS (stage résilience)


- Pour les personnes en souffrance, en arrêt maladie, en réhabilitation, le corps médico-psychologique, des Asbl telles que Haus 89, d'Ligue ou APGS asbl complètent les soins en accueillant ce public.

La psychothérapie assurée par les psychiatres et psychothérapeute est prise en charge par la CNS.


L'APGS asbl propose en particulier

et ouvrira en 2024 un centre de ressources ouvert au grand public pour soutenir la prévention des pathologies liées au stress chronique jumelé à un centre d'accueil des collaborateurs en souffrance au travail géré par l'ILQVT.


Pour finir cet article, voici un tableau des signes physiques, émotionnels et cognitifs qui doivent alerter. Votre premier relais en cas de symptomes persistants est votre médecin traitant.


>> Lire les autres articles du dossier "comprendre les mécanismes du stress chronique, pour mieux le prévenir et agir"



23 vues0 commentaire

Comentários


bottom of page